Syndrome des jambes sans repos : qu’est-ce que c’est ?

On entend souvent parler de ce syndrome des jambes sans repos, mais lorsque l’on n’y est pas confronté, on ne sait pas exactement de quoi il s’agit. Au début des crises, on ne comprend pas ce qui se passe dans notre corps. Cette pression est étrange et désagréable mais elle disparait dès que l’on se met debout, pour ne réapparaitre qu’une fois allongé ou assis, les jambes tendues. De quoi est-il vraiment question ? Comment s’en débarrasser ?

Qu’est-ce que le syndrome des jambes sans repos ?

Le SJSR (Syndrome des Jambes Sans Repos) fait partie de la liste des paresthésies. Connue sous le nom de « Maladie Willis Ekbom » ou « Impatiences », elle a tout d’abord été décrite par le Dr Thomas Willis, neurologue, en 1685 puis reprise par le Dr Ekbom, neurologue lui aussi, en 1944 ou 45.

Elle se traduit par des « agacements » dans les jambes, le besoin impératif de les bouger. Des fourmillements et picotements ont aussi été relevés. Ces troubles seraient d’origine neurologique. La maladie est comparée à celle de Parkinson, on utilise d’ailleurs les mêmes remèdes dans les cas les plus sévères.

Les symptômes

Le trouble n’apparait qu’une fois les jambes allongées, mais pas à chaque fois que l’on s’allonge, c’est aléatoire. Une impression de lourdeur à l’intérieur des jambes, de tensions, de raideurs pouvant alerter sur d’éventuelles crampes sur le point d’arriver, poussent à changer de position. On plie les genoux, ça soulage un moment, mais la sensation de malaise revient rapidement.

Tout changement de position permet un très court répit. C’est pourquoi l’on parle de syndrome des jambes sans repos. On voit la personne atteinte de ce trouble les bouger très fréquemment, plusieurs fois par minutes.

Quelquefois, ces désagréments peuvent toucher les membres supérieurs, et même l’abdomen.

Les Causes

La première crise survient bien souvent avant l’âge de 20 ans et principalement chez la femme. La relation entre le manque de fer et les impatiences devient plus qu’évidente, sachant que ces périodes de troubles sont souvent associées à des périodes de la vie des femmes : ménorrhées, grossesse, ménopause…

Les hommes sont aussi touchés mais à plus petite échelle. Curieusement, la plupart d’entre eux ont des varices.

Ce serait à la fois un trouble neurologique et angiologique. Par manque de fer, principalement, ou une autre carence sanguine, le cerveau interpréterait mal les données et enverrait un signal d’alarme aux jambes.

Les conséquences

Les conséquences sont nombreuses mais dépendent surtout de la fréquence de ce phénomène. Une fatigue chronique peut s’installer par manque de sommeil réparateur. L’humeur peut s’altérer, l’appétit se réduire, une dépression peut se profiler. Il y a eu des cas d’anorexie constatés à la suite de ce syndrome, ce qui, bien évidemment, en accentue encore les effets.

La position qui peut le plus soulager les impatiences peut provoquer des crampes ou déclencher une sciatique. En effet en cherchant à coincer les nerfs des jambes pour faire en sorte de ne plus ressentir ces désagréments, une inflammation du nerf profond, le nerf sciatique, qui part du bassin pour arriver au talon, donne des douleurs insupportables, et cette fois, pas seulement en position allongé. D’ailleurs, les personnes souffrant de deux de ces maux, sciatique, impatiences, crampes, souffrent obligatoirement du troisième.

Il y a possibilité de calmer la crise mais surtout de la prévenir en dehors de la grossesse. Ce dernier cas, en effet ne peut trouver vraiment de solution. La délivrance portera bien son nom, car avec la fin de la grossesse, on devrait voir ce symptôme disparaitre.

Les impatiences font partie du packaging de la spasmophilie. Une maladie pas vraiment reconnue, qualifiée de psychosomatique. Peut-être justement parce qu’elle serait d’origine neurologique et pas encore vraiment située dans les circonvolutions du cerveau. Les personnes souffrant de spasmophilie sont souvent confrontées à des crises de tachycardie, de sueurs froides, de vertiges et d’impatiences. Les plus fortes crises peuvent provoquer de la tétanie.

Les traitements

Ce n’est pas une maladie à part entière, et ce mal est considéré comme incurable. Si l’on est sujet aux crampes, aux sciatiques et aux impatiences, on ne pourra pas nous guérir. Même si ce n’est pas une maladie, ce trouble est transmissible par l’hérédité. Ca ne signifie pas que l’on en souffrira assurément si nos parents y sont sujets, mais qu’il y a un plus grand risque de déclarer ces symptômes.

Il n’y a pas de remède miracle, mais les médecins ont trouvé à soulager les plus grands troubles grâce à des médicaments spécialisés dans la maladie de Parkinson. Si Parkinson donne des soubresauts incontrôlables et les impatiences poussent à bouger les jambes mais de façon plus ou moins contrôlée, la racine du mal serait originaire de la même partie du cerveau. Ce qui fait que le patient est soulagé, mais il est confronté aux mêmes effets secondaires que le Parkinsonien. C’est pourquoi les médecins tiquent à donner ce traitement. Ils ne le délivrent que si le patient montre des signes importants de dépression.

Ceux qui souffrent de spasmophilie le savent bien, en cas de crise, ils utilisent le magnésium pour se soulager. Que ce soit en sachet ou en ampoule, il faut le prendre tel quel. Si en prévention on peut le diluer, en cas de crise, il est nécessaire de le prendre pur et si possible sous la langue.

Un apport de fer peut aussi soulager, mais il faut plusieurs jours avant de constater une amélioration. Le Biofer est très bien, c’est un complément alimentaire vendu en pharmacie qui contient de la vitamine C, du fer bien sûr et de l’acide folique. Même les personnes enceintes peuvent en prendre. Son plus grand avantage en apport en fer est qu’il ne constipe pas et ne donne pas mal au ventre. On peut en prendre une capsule par jour depuis l’âge de 11 ans.

Il y a une possibilité de prévenir les crises d’impatiences ou de syndrome des jambes sans repos. Il faut éviter de boire de l’alcool avant d’aller se coucher. En effet l’alcool « bouffe » le magnésium et peut amplifier ou rapprocher les crises.

Le tabac est aussi à proscrire. Fumer beaucoup empêche de manger sainement. On augmente les doses en sel, la nourriture n’a plus de goût, et le tabac est un coupe-faim. Il brûle des éléments indispensables au corps, comme le fer, le magnésium et retient les graisses dans les vaisseaux, ce qui rend la circulation du sang difficile et peut causer des impatiences, mais aussi des thromboses et des phlébites.

Il faudrait manger de la viande bleue, 2 fois par semaine, ou du foie, pour l’apport en fer, mais pas trop non plus car on obtiendrait l’effet inverse.

Pour soulager la crise, on peut poser les pieds sur le carrelage froid, se passer de l’eau froide sur le bas des jambes ou profiter de la neige pour les refroidir. Il est possible aussi de passer un glaçon à l’arrière du genou quand on est allongé, ceci envoie des informations autres au cerveau qui en oublie les impatiences. Il y a les pains de glace ou des sachets de petits pois congelés qui peuvent servir. Entourés d’un torchon ou d’une serviette, on les appose sous les genoux pour s’endormir.

Les impatiences peuvent disparaitre du jour au lendemain, très souvent en même temps que les crampes et la sciatique.

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